thème de la semaine 38: Enracinement de la Couronne...


Les postures inversées, sur la tête, les avant-bras, les mains ou les épaules ont des bienfaits innombrables ... en voici quelques-uns : 
1- d’un point du vue physique, elles placent le cerveau en dessous du cœur ce qui a pour effet de l’irriguer avec un flot de sang frais, et de participer ainsi à l’oxygénation et à la régénération des cellules s’y trouvant. Le corps amené progressivement dans ces postures a renforcé le gainage, renforcé et assoupli les muscles du dos, des abdominaux, des épaules, des bras, et de la nuque. Les postures inversées engendrent une meilleure circulation veineuse (préviens des varices, soulage les hémorroïdes), décongestionne les viscères de l’abdomen, redresse la posture, lutte contre l’insomnie, réduit l’anxiété, équilibre tout le système endocrinien, etc. 
2- D’un point de vue purement énergétique, ces postures invitent l’énergie vitale située dans la zone sacrée à couler librement vers le cerveau, siège de l’âme (chakra du 3ème œil) et de la conscience (chakra couronne). Sur son passage, elle stimule le plexus solaire (affirmation de soi), le cœur (amour inconditionnel), et la gorge (lien cerveau-corps et transmetteur de Vérité). 
3- D’un point de vue spirituel, la posture inversée et principalement sirsasana (posture sur la tête) est considérées comme LA posture des yogis en raison du fait qu’elle symbolise et active l’enracinement de la spiritualité à travers ce corps et dans cette vie.

Ces postures développent une grande confiance en soi qui s’acquiert avec la pratique régulière et progressive. 
SE SOUVENIR : qu’en terme de « difficulté », les postures inversées peuvent sembler au début - inatteignables. En yoga, il n’y a pas d’asana faciles ou difficiles ! chacun devrait, jour après jour aller jusqu’à sa limite, non pas celle de l’effort maximale, mais celle de la ligne du juste milieu entre effort et aisance. Cette limite indique simplement le point où une position cesse d’être confortable et demande aux muscles un étirement ou respiration supplémentaire, qui doit être obtenue sans violence et à leur gré. En d’autres termes, on a « droit à » une posture plus poussée que lorsqu’elle devient accessible, presque facile. On ne doit pas la rechercher : le moment viendra où la nouvelle posture sera mûre. En attendant, qu’on l’accepte ainsi, sans esprit de compétition, y compris avec soi-même ! Il ne s’agit donc pas d’apprendre une posture pour elle-même ni à fortiori – pour en faire l’étalage, mais bien pour acquérir une nouvelle maîtrise sur le corps, pour bénéficier des avantages corporels et psychiques de l’asana. Si l’on travaille « léger » même dans les asana paraissant difficiles, on procède correctement. Si l’on force ou s’efforce (même dans les asana simples), on passe à côté du yoga. Le yoga n’est pas de l’acrobatie ou une série de postures spectaculaires mais si celles-ci se présentent dans les conditions désirées, les poses les plus difficiles peuvent être acceptées et utilisées !