thème de la semaine 39 : de la Terre vers le Soleil!

De la Terre vers le Soleil. Une séquence qui rend hommage au soleil au travers d’une série de salutations de plus en plus fluides, de plus en plus synchronisées avec le souffle, permettant au corps et à l’esprit de petit à petit se dissoudre dans la lumière. Une série dynamique, où chaque inspire et expire accompagnent un mouvement créant un enchaînement de postures non-statiques, un flot continue, une onde d’énergie liquide qui va faire transpirer, libérer les toxines, purifier avant de redescendre dans l’immobilité et la sagesse de savasana.

Attention : il est facile mais pas souhaitable de rendre la séance difficile ou dure, trop intense. Là encore, très à l’écoute de la régularité d’un souffle puissant et doux à la fois, l’on doit sentir la pratique se faire dans le respect de la ligne de moindre résistance : lorsque l’on sent que le corps se contracte et résiste, il faut réduire l’intensité et porter d’avantage d’attention à la beauté, la qualité et l'élasticité du souffle. Il en ressort un mouvement méditatif ou une méditation en mouvement. Une activation intelligente et sensible générera une joie naturelle.

Testée pour vous : « Au début de la séance, on se sent ‘matière’ : on est fait d’os, de muscles, de de chair et de sang et petit à petit, c’est comme s’il y avait une pixellisation de la densité qui devient vapeur et où, chaque particule s’articulait dans une vibration intense, presque visible. Comme si la peau devenait perméable et que la limite entre ce qui est moi et ce qui ne l’est pas commençait à devenir floue. Là… je suis ‘tout’. Et je suis ‘rien’. Je suis la jungle verte et humide, la cascade d’eau scintillante, le sable du désert, le rayon de lumière, le sage itinérant. Tout cela est en moi et je suis dans tout cela. Absorbée par le son et l’espace, en suspension entre la terre et le soleil. Puis doucement magnétisée par l’attraction gravitationnelle de la conscience qui se contracte, les pixels éparpillés se rejoignent retournant à la forme dense et familière. Un corps semblant solide se tient présent dans le yoga shala, le regard intérieur ouvert, l’esprit neuf et sensible, recevant le monde sans filtre et la réalité baignée de lumière. »

Voilà ce qui peut / devrait se produire lors d’une séance lorsque la présence est totale et connectée au souffle… Plus l’on pratique, plus cet état devient familier au point qu’il embrasse le quotidien et peut se ressentir en toute circonstance. C’est ça, le yoga.

Introduction à uddyana bandha.

Pranayama : Brahmari ou la respiration de abeilles. Pratiquée corractement, le son devrait faire vibrer la boîte crânienne. Brahmari induit un état de conscience profonde qui aide le mental à se dissoudre intérieurement.  

Méditation sur le champ subtil.