thème de la semaine 44

Cette semaine l’énergie du soleil (énergie de l’action et du feu) augmente en remplissant la lune (énergie paisible et froide) qui sera pleine samedi 4 novembre. Ceci a pour effet de créer un ‘mini-soleil’ dans nos nuits et de modifier les rythmes de la nature (grandes marées, vies nocturnes plus importantes, émotions activées, cycles de la femme éveillés avec la menstruation, etc.).

Pour accompagner ce phénomène naturel, le vivre dans notre corps physique et énergétique en pleine conscience, l’on explorera une séquence qui commencera avec un rythme ‘yang’ où le gainage, la musculature du dos et des bras seront travaillés pour transitionner par une série très fluide de postures type ‘yin’ et finir dans le calme et l’harmonie de poses très relaxantes où le lâcher prise et l’introversion nous mèneront vers notre centre, ou source divine.

Une séquence très complète. S’attendre à transpirer, contracter et assouplir les muscles, et sortir de là parfaitement vivifié et paisible à la fois ; un corps tonifié et un mental en paix.

Pranayama : en fonction des besoins de chacun, il y aura le choix individuel entre chandra beddhan (respiration par la narine gauche (côté Lune – ou nadi Ida – pour ceux qui ont besoin de calme) et surya beddhan respiration par la narine droite (côté Soleil – ou nadi Pingala – pour ceux qui nécessitent plus d’énergie).

Sujet de méditation : habiter son corps en tant que porte d’entrée à l’esprit. Le corps et l’esprit sont indissociables et ne se lâchent jamais. Qui obéit à qui ? Est-ce le corps qui engendre des pensées ou les pensées qui influent le corps ? nous pensons en général que l’esprit doit être plus fort que le corps ; mais c’est comme dans un couple : cela dépend. Cela dépend des moments, des circonstances. Cela change au cours d’une vie aussi.

Le corps est doté d’une intelligence divine qui dépasse notre mental. Son fonctionnement en interdépendance avec son environnement (nourriture, eau, terre, air, etc.) est traversé par l’intelligence universelle. Nous vivons grâce à notre respiration qui est automatique la plupart du temps. S’y connecter et respirer en conscience permet de se sensibiliser à l’écoute du corps et de se rapprocher de cette intelligence. Faire l’expérience du corps, c’est sentir ce qui se passe à l’intérieur de façon délibérée, en toute subtilité et de façon respectueuse… sans attendre les moments où il nous fait souffrir.

Extrait du livre de Christophe André (Méditer Chaque Jour) « Parfois, en permettant à notre corps d’exister à notre esprit, nous éprouvons des sensations étranges : comme si on sortait de son corps, comme si on flottait, ou comme s’il était très lourd, ou qu’il se déformait. Parfois aussi on sent arriver du désagréable : on prend alors conscience de tensions ou de douleurs que l’on fuyait dans les distractions, des occupations, des ruminations portant sur des sujets extérieurs ; en cela, la méditation diffère de la relaxation : son but n’est pas seulement, ou pas prioritairement, de nous faire du bien ou de nous conduire à un état de de détente, mais simplement d’être conscient de ce qui se passe en nous. Et parfois, ce qui se passe en nous est douloureux. Mais la pleine conscience nous recommande de l’accepter et de l’observer, d’accueillir ces douleurs plutôt que de les fuir. »

Lors de l’observation en yoga, la conscience s’unit avec tout ce qui est, tel que c’est sans en tirer de conclusion, sans figer l’esprit dans un état quel qu’il soit : de réussite ou d’échec. S’identifier à l’un ou l’autre, c’est s’y accrocher. Dans les deux cas, la peur est sous-jacente car l’esprit « tenu » dans un état finira invariablement par développer la peur de perdre ce qui est bon, soit de voir s’empirer le mauvais. L’esprit d’observation lors de la méditation consiste à accueillir toutes les sensations du corps ou les pensées sans développer d’analyses, ni justifications ou explications. L’observation passe dans une immense ouverture qui ne retient rien ni n’associe quoi que ce soit à des concepts (ou suppositions). Cela permet aux énergies de circuler. Cet accueil c’est l’amour et la liberté réunies.